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27/08/2026
Les phases du deuil : comprendre cette épreuve pour mieux la traverser
Perdre un proche bouleverse tout : le corps, l’esprit, le rapport au temps. Beaucoup de personnes endeuillées cherchent à mettre des mots sur ce qu’elles ressentent. Souvent parce qu’elles ont l’impression de ne pas réagir « comme il faudrait ». En fait, il n’existe pas de bonne façon de vivre un deuil. Mais connaître les grandes phases par lesquelles passent la plupart des endeuillés aide à traverser cette période. Et ce, sans se sentir anormal ou seul face à ce qu’on ressent.
Chacun son deuil
Les psychologues qui ont théorisé les étapes du deuil, à commencer par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross dans les années 1960, ont volontairement décrit un processus, pas un calendrier. Une personne peut traverser la colère et revenir au déni quelques semaines plus tard. Puis, elle peut ressentir une forme d’acceptation avant qu’une date anniversaire ne ravive brutalement la douleur. Ce va-et-vient est normal. Il n’a rien d’un échec ni d’un signe que le deuil « ne se fait pas correctement ».
La durée varie tout autant. Certains endeuillés retrouvent un équilibre en quelques mois. D’autres portent leur peine bien plus longtemps. Notamment lorsque le décès a été soudain ou que la relation avec le défunt était particulièrement forte. L’âge du défunt, les circonstances de sa mort et le soutien reçu autour de soi pèsent lourd dans cette durée.
Étapes
Les grandes étapes psychologiques du deuil
Le choc ouvre généralement le processus. C’est un état de sidération, presque protecteur, où l’annonce du décès semble irréelle. Les mots manquent, les gestes du quotidien deviennent mécaniques. Cette phase est brève, de quelques heures à quelques jours.
Vient ensuite le déni. Une forme de refus inconscient de la réalité. La personne continue parfois d’agir comme si le défunt allait revenir, évite certains sujets, ou vit dans un décalage étrange avec le monde qui l’entoure.
La colère prend souvent le relais. Dirigée contre soi-même, contre le corps médical, contre l’injustice de la situation, parfois même contre le défunt d’avoir « abandonné » les siens. Cette étape est douloureuse mais nécessaire. Elle marque, en effet, le moment où la réalité de la perte commence à s’imposer.
Le marchandage, moins connu, se manifeste par des pensées du type « si seulement j’avais fait autrement, il serait encore là ». Cette phase traduit une tentative, souvent irrationnelle. Celle de reprendre le contrôle sur ce qui échappe totalement à la volonté humaine.
La tristesse profonde, parfois proche d’un état dépressif, s’installe quand le déni et la colère s’épuisent. C’est le moment où l’absence se fait le plus sentir. Là aussi où la fatigue et le repli sur soi dominent.
L’acceptation ne signifie pas l’oubli, mais la capacité à vivre avec la perte plutôt que contre elle. Certains y ajoutent une septième étape, la reconstruction. Le moment où de nouveaux projets redeviennent possibles, sans que cela efface le souvenir du défunt.
Une dimension que l'on oublie trop souvent : le deuil vécu dans la foi
La quasi-totalité des grilles de lecture disponibles sur ce sujet reste strictement psychologique, occidentale, clinique. Elle laisse de côté une réalité que nous observons chaque jour auprès des familles que nous accompagnons. Pour un musulman, le deuil ne se vit pas seulement comme un processus intérieur. Non, il s’inscrit aussi dans un cadre spirituel et communautaire.
La notion de sabr, la patience face à l’épreuve, ne signifie pas refouler sa peine. Mais bien l’accueillir avec la conviction que la mort fait partie du décret divin. Cette dimension apaise souvent la colère et le marchandage évoqués plus haut. Sans pour autant supprimer la tristesse, qui reste légitime et attendue.
La tradition islamique encadre également une période de deuil concrète. Trois jours pour la plupart des proches, pendant lesquels le recueillement, la visite des proches et la prière occupent une place centrale. Pour l’épouse d’un défunt, cette période s’étend à quatre mois et dix jours. Une durée fixée par le droit musulman qui a aussi vocation à la protéger et à lui laisser le temps nécessaire avant toute nouvelle décision de vie.
Ce cadre religieux ne remplace pas les phases psychologiques décrites plus haut. Les deux coexistent. On peut ressentir le choc, le déni ou la colère tout en s’appuyant sur sa foi et sur la communauté pour traverser ces moments.
Vous accompagnez un proche en deuil, ou vous traversez vous-même cette épreuve, et souhaitez un conseil bienveillant sur la manière d’organiser les obsèques dans le respect du rite musulman ? La famille Al Muzzammil est à votre écoute, à Rillieux-la-Pape et dans tout le Rhône. Venez nous rencontrer !
Quand le choc du deuil et l'urgence des obsèques se superposent
Un aspect propre au deuil musulman mérite d’être souligné. L’inhumation intervient très vite, souvent en 24 à 48 heures. Cette rapidité, recommandée par la tradition, entre parfois en tension avec le rythme naturel du deuil psychologique. La famille organise les obsèques alors qu’elle se trouve encore, la plupart du temps, dans la phase de choc ou de déni décrite plus haut.
Ce décalage explique pourquoi certaines familles ont le sentiment, une fois les obsèques passées, de « n’avoir rien ressenti » sur le moment. Puis de voir la tristesse et la colère surgir plus tard, parfois plusieurs semaines après l’enterrement. Ce n’est en rien anormal. Cela tient simplement au fait que le temps administratif et rituel n’attend pas le temps psychologique.
C’est précisément pour cette raison que soulager la famille des démarches pratiques, en amont comme le jour même, a un sens qui dépasse la simple organisation logistique. Cela lui laisse un peu plus d’espace pour vivre ce qu’elle traverse, même dans l’urgence.
Notre famille pour la vôtre
Le soutien d’un professionnel de santé mentale reste précieux lorsque le deuil se prolonge ou se complique. Mais pour beaucoup de familles, le premier cercle de soutien reste ailleurs : la famille élargie, les voisins, la communauté de la mosquée, les visites de recueillement pendant les trois jours de deuil. Ce maillage humain, propre à la culture musulmane, joue un rôle d’accompagnement à part entière. Il ne faut ni minimiser ni remplacer systématiquement par une prise en charge médicale.
Basée à Rillieux-la-Pape, la famille Al Muzzammil connaît ce tissu local et les mosquées de la région lyonnaise avec lesquelles nous coordonnons régulièrement le recueillement et la prière funéraire. Nous accompagnons aussi les familles en amont, dans le cadre d’un accompagnement de fin de vie, pour que les questions pratiques pèsent le moins possible le moment venu.
Combien de temps dure un deuil ?
Il n’existe pas de durée type. Certaines personnes retrouvent un équilibre en quelques mois, d’autres ont besoin de plusieurs années, selon les circonstances du décès et le lien avec le défunt.
Passer par toutes les étapes est-il obligatoire ?
Non. Chacun vit son deuil différemment, dans un ordre différent, parfois en revenant sur une étape déjà traversée. Ces phases sont des repères, pas une norme à respecter.
Quelle est la durée du deuil dans la tradition musulmane ?
Elle est fixée à trois jours pour la plupart des proches, et à quatre mois et dix jours pour l’épouse d’un défunt. Cette période encadre le recueillement, mais n’efface pas le temps du deuil psychologique, qui peut durer bien plus longtemps.
Quand faut-il consulter un professionnel ?
Lorsque la tristesse s’accompagne d’un isolement prolongé, d’une incapacité à reprendre le quotidien, ou de pensées envahissantes plusieurs mois après le décès, un accompagnement psychologique peut aider, en complément du soutien familial et communautaire.
Pourquoi vivons-nous parfois les obsèques sans ressentir grand-chose sur le moment ?
C’est fréquent, notamment lorsque l’inhumation a lieu très rapidement. Le choc initial agit comme une protection ; les émotions plus profondes apparaissent souvent après, une fois les obsèques passées.
Nos familles
Ils nous font confiance
La meilleure preuve de notre compassion et de notre professionnalisme est la parole de nos familles.
Sabrina Ingrassia
Un grand merci aux pompes funèbres Al Muzzammil, des personnes avec un grand coeur, qui vous accompagnent et vous respecte pour facilitez votre deuil, je me suis reposer sur Sarah qui m’a été d’un grand soutien jusqu’à la fin de la procédure et même encore après concernent le bon déroulement du rapatriement et s’assurer que tout se soit bien passer. Une équipe très à l’écoute qui sera vous accompagné et répondre à toutes vos questions et qui est là pour vous expliquez chaque démarches. Qu’Allah soulage chaque membre de votre équipe ici bas et dans l’au delà comme vous avez pu nous soulager. BarakaAllahu fikoum pour tout le bien que vous faites, merci d’avoir traiter mon bébé comme ci c’était le votre.
JOUNDI Sahar
Nous tenons à remercier du fond du cœur les Pompes Funèbres Al Muzzammil pour leur accompagnement exceptionnel dans l’une des épreuves les plus douloureuses de notre vie. Dans ces moments où la douleur est indescriptible et où les mots manquent, nous avons trouvé une écoute, une bienveillance et une humanité rares. Un merci tout particulier à Khadija, une maman au cœur immense. Sa douceur, sa compassion et son profond sens humain nous ont bouleversés. Elle nous a accompagnés comme une mère accompagnerait son propre enfant, avec un amour, un respect et une dignité que nous n’oublierons jamais. Chaque geste, chaque parole, chaque attention étaient empreints de sincérité et de respect pour notre douleur et pour la défunte. Dans l’obscurité de ces jours, votre présence a été une véritable lumière. Merci pour votre soutien précieux, votre humanité et votre immense dignité. Vous resterez à jamais dans nos cœurs et nos prières.
Ziyad J
Nous tenons à remercier profondément les Pompes Funèbres Al Muzzammil pour leur accompagnement exceptionnel depuis le premier jour. Dans une épreuve d’une immense douleur, ils ont fait preuve d’une écoute, d’une bienveillance et d’un professionnalisme remarquables. Leur compréhension et leur humanité étaient telles qu’on aurait dit que la défunte était leur propre fille. Chaque démarche a été expliquée avec clarté, chaque décision prise avec respect et compassion. Merci pour votre soutien sincère, votre disponibilité et votre dignité dans ces moments difficiles. Nous ne l’oublierons jamais.
Mounia Talidi
Un grand merci pour votre excellent accueil, votre professionnalisme et votre humanité dans ce moment difficile. Votre accompagnement nous a beaucoup soulagés Lalla hajja Khadija ❤️Chaima❤️ et toutes l’équipe ❤️
Kimjaky Chan
As-salām ʿalaykum. Ma famille et moi vous remercions du fond du cœur pour votre accompagnement, votre bienveillance, votre empathie et la qualité remarquable de votre travail. Qu’Allah vous accorde la meilleure des récompenses et vous bénisse.
warhim laila
Qu’ الله vous récompense pour ce que vous faite que ça fasse barrage pour vous Insha الله ❤️Évaluation Google : 5.0 sur 5, Basée sur 166 avis